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LiberSign ne s'installe pas ? Signer un document sans extension ni certificat

On vous demande d’installer LiberSign, son extension, son logiciel compagnon et un certificat sur clé USB ? Avant de vous battre avec l’installation, vérifiez si votre document l’exige vraiment.

Par El Fahed NAHOUDA · · 5 min de lecture

Qu'est-ce que LiberSign, et à quoi sert-il ?

LiberSign est l'outil qui permet de signer depuis le navigateur dans les parapheurs électroniques utilisés par des collectivités et des administrations. Il a pris la place des anciennes applets Java, si bien que chaque poste qui signe doit désormais accueillir deux éléments.

Le premier est une extension pour Firefox, Chrome, Edge ou Opera, et le second un logiciel compagnon installé sur l'ordinateur, avec lequel l'extension communique pour accéder au certificat de signature. Les deux sont indispensables, car l'extension seule ne signe rien.

Ce fonctionnement répond à un besoin précis, celui d'une signature appuyée sur un certificat personnel, souvent rangé sur une clé USB, pour des documents dont l'administration doit garantir l'auteur selon des règles techniques strictes.

Pourquoi l'installation de LiberSign bloque-t-elle ?

La première limite tient au système, puisque les prérequis publiés par un éditeur de logiciels pour les mairies indiquent que seule la plateforme Microsoft est supportée pour signer, et non un Mac ou un poste Linux. Sur un MacBook, il ne reste donc qu'une machine Windows, réelle ou virtuelle.

La deuxième limite vient des postes verrouillés. En principe, le logiciel compagnon s'installe dans le répertoire de l'utilisateur sans droit administrateur, mais sur un ordinateur géré à distance, avec des règles de groupe ou un bureau de type Citrix, il faut que le dossier %LOCALAPPDATA% reste accessible, faute de quoi l'extension ne trouve rien, et c'est alors au service informatique d'ouvrir cet accès.

La troisième limite concerne la clé elle-même : pour les certificats matériels, comme ceux de niveau RGS deux étoiles, la prise en charge sur macOS est décrite par le même éditeur comme un chantier sans fin, au gré des changements d'Apple.

Avant d'abandonner, quatre vérifications règlent une partie des blocages. Fermez complètement le navigateur après l'installation du logiciel compagnon, puis rouvrez-le : la page d'installation de la communauté de communes du Saulnois le demande avant tout test de signature. Contrôlez ensuite que l'extension LiberSign apparaît bien active dans la liste des extensions du navigateur. Vérifiez que votre certificat est accessible, clé insérée si vous en utilisez une. Enfin, sur un poste géré par un service informatique, signalez-lui le message d'erreur exact : c'est lui qui peut ouvrir l'accès au dossier utilisé par l'extension.

À savoir : sans certificat valide accessible depuis le poste, LiberSign ne peut pas signer, même correctement installé.

Dans quels cas le certificat reste-t-il obligatoire ?

Pour une collectivité, signer ses actes par voie électronique reste une possibilité, pas une obligation. Mais quand elle le fait, le Code des relations entre le public et l'administration impose un procédé conforme au référentiel général de sécurité, le RGS. C'est précisément ce que permettent LiberSign et le certificat personnel de l'agent ou de l'élu.

Si votre document est un acte de l'administration, une délibération ou un arrêté signé électroniquement, ou s'il passe par le parapheur de votre collectivité, gardez donc l'outil prévu par votre structure, et demandez à votre service informatique de régler l'installation. Aucune signature simple ne le remplace dans ce cadre.

Pour tous vos autres documents, une signature simple suffit-elle ?

Oui, sauf lorsqu'un texte impose une forme particulière. En droit français, l'article 1367 du Code civil définit la signature électronique comme l'usage d'un procédé fiable d'identification garantissant son lien avec l'acte auquel elle s'attache. Ce texte ne réserve pas cette valeur aux certificats sur clé, et le règlement européen eIDAS va dans le même sens : l'effet juridique et la recevabilité d'une signature électronique comme preuve en justice ne peuvent être refusés au seul motif qu'elle est électronique, ou qu'elle n'est pas une signature qualifiée.

Concrètement, un devis à faire accepter, un contrat de prestation, un bail entre un propriétaire et un locataire, une attestation ou un document de famille peuvent être signés avec une signature électronique simple. Ce qui compte, en cas de contestation, c'est de pouvoir montrer qui a signé, quand, et que le document n'a pas bougé depuis. La différence avec une signature qualifiée tient à la charge de la preuve : seule la signature qualifiée est présumée fiable jusqu'à preuve contraire.

Comment signer avec Plizsign sans rien installer ?

Plizsign fonctionne entièrement dans le navigateur, sur un ordinateur Windows, un Mac, un poste Linux ou un téléphone. Il n'y a ni extension à ajouter, ni logiciel compagnon, ni clé à brancher, et aucun compte n'est requis pour préparer votre document.

La démarche tient en quatre étapes : vous déposez votre PDF, vous ajoutez les signataires, vous placez les zones de signature d'un glisser-déposer, puis vous envoyez. Chaque signataire reçoit un lien et confirme sa signature avec un code à usage unique, sans rien installer de son côté. Si quelqu’un tarde, Plizsign le relance automatiquement, sans que vous ayez à écrire le moindre message. Pour un bail signé par le bailleur, le locataire et le garant, vous suivez ainsi les trois signatures au même endroit, sans relancer chacun par téléphone (le nombre de signataires par envoi dépend de votre palier).

Le document signé est scellé et horodaté, et vous disposez d'une piste d'audit et d'un rapport de preuve : exactement ce qu'il faut montrer en cas de contestation. La signature est une signature électronique simple au sens d'eIDAS.

À savoir : Plizsign propose un palier gratuit permanent, sans carte bancaire, pensé pour les petits volumes, et un palier Business qui lève les limites d’envois et de signataires.

Un certificat sur clé se justifie quand un texte l’exige ; pour tout le reste, la signature qui compte est celle que votre interlocuteur parvient à apposer du premier coup.

Le détail des deux paliers, et ce que chacun inclut, figure sur la page Tarifs de Plizsign.

Sources

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